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Ouverture du Jubilé des 500 ans de la Réforme

Eglise de Saint-François /Lausanne
Diffusé sur Espace 2 le 06-11-2016
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La Réforme, comme toutes les Réformes, naît d’une soif. Et aujourd’hui… avons-nous encore soif? De quoi? Qu’est-ce qui est susceptible de nous désaltérer? La Réforme a répondu à une soif d’intériorité et de spiritualité. Et aujourd’hui, où et comment les Églises de la Réforme sont-elles requises et sollicitées pour répondre aux attentes et aux soifs de nos contemporains? Quels sont leurs défis? Leurs faiblesses?

Culte radio et TV diffusé sur RTSUn et en Eurovision en direct depuis l’église de Saint-François à Lausanne à l’occasion du grand Jubilé du 500ème anniversaire de la réforme.

Edifiée dans les années 1270, l’église de Saint-François est le premier lieu à Lausanne où les idées de la réforme sont prêchées.

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Avec la mise en place de la Réforme protestante en pays de Vaud par les Bernois, l'église devient alors un temple en 1536.

Le mouvement de la Réforme est initié en Allemagne par Martin Luther en novembre 1517, lorsqu’il affiche ses 95 thèses sur le mur de son Eglise.

Une action subversive à l’époque, mais qui se propage sur tous les continents jusqu’à aujourd’hui. Le mouvement donne naissance à de multiples Eglises dites protestantes, luthériennes, réformées, baptistes, méthodistes, adventistes et bien d’autres encore.

Que sont devenus aujourd'hui l’esprit et les idées de la Réforme?  Que faire de ces valeurs? Des questions qu’abordent les pasteurs Jean-François Ramelet de Lausanne et Carolina Costa de Genève. A l’orgue, Benjamin Righetti.


Prédication : Jean-François Ramelet, pasteur

Co-célébrant : Carolina Costa pour la prédication, Magali Heu et de jeunes chanteurs de la chorale Gospel Colors

Organiste : Benjamin Righetti

Musiciens : "Sa’Voie Gospel" de Genève et "Gospel Colors" de Lausanne, sous la direction de Hans-Edouard Edmond

Présentation : Gabrielle Desarzens

Prédication

Ouverture du Jubilé des 500 ans de la Réforme

Jean-François Ramelet:

Jean, chapitre 4 , versets 8 à 26

De la Judée à la Galilée, ça fait une sacrée tirée. Alors, pensez donc, à pied ça use ! Sans compter que Jésus ne prend pas le plus court chemin. Les raccourcis, ce n’est pas son truc. Il aime les détours. Les haltes imprévues. Les chemins de traverse.

Pressé par je ne sais quel esprit – comme jadis au désert – Jésus s’aventure par la Samarie. Sychar ; le puits de Jacob. Toute une expédition. Le voilà éreinté. Déshydraté. Il est comme ça Jésus. Il se déplace sans réserve. Une paire de sandales, une tunique. Pas comme nous !

Nous, on est du genre prévoyant, c’est dans notre ADN, on fait des réserves.

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Si Jésus n’a pas de réserve, par contre, il en suscite autour de lui. Et pas rien qu’un peu.

Autour du puits, la femme le dévisage avec méfiance et tient ses distances. Elle observe d’un œil cet improbable touriste de passage. De la Judée à la Galilée, ça a beau faire une tirée, cette distance n’est rien comparée à celle qui sépare cette femme et cet homme. Entre elle et lui, il y a plus qu’un puits profond. Il y a un fossé, un gouffre. Un gouffre d’incompréhension. De ceux que creusent les conflits, les amertumes, les rumeurs, les préjugés, les peurs, les jugements et les condamnations. Ils ont beau se faire face, ils sont à mille lieux l’un de l’autre. Ils n’y peuvent rien. C’est comme ça. Ca a toujours été comme ça.

Ils sont comme chien et chat. Il est homme, elle est femme. Il est juif, elle est samaritaine. Deux mondes. Le choc des cultures. C’est terrible, quand même, ce que l’on invente pour garder l’autre à distance.

On dit de Jésus qu’il est le fils de Dieu. Franchement, ça m’étonne, je demande à voir, car enfin, un fils de Dieu, ça ne manque de rien ! Ça repose sur de verts pâturages, alors que ce Jésus est là, comme échoué au bord d’un puits. En plein midi. Au milieu de nulle part. Et le voilà même qui demande à boire. C’est l’envers du bon sens, sans compter que chez ces gens-là, ça ne se fait pas. Mais il est comme ça Jésus, toujours à mettre les pieds dans le plat. Si Jésus était vraiment ce qu’on dit de lui, c’est à lui qu’on demanderait des trucs ; je ne sais pas moi, des trucs invraisemblables. Tiens ! des miracles, par exemple. Des guérisons, des trucs du genre, quoi ! Alors, qu’il demande un peu d’eau, comme on fait l’aumône, pour un prétendu fils de Dieu, franchement, ce n’est pas bon signe !

Mais quand on est crevé, qu’on a soif, qu’on est démuni. Vulnérable, comme nu. Les conventions, on s’en balance. Jésus demande à boire, mais le chemin est long, plus long encore qu’entre la Judée et la Galilée, pour que l’on comprenne qu’il y a là un miracle.

Oui, c’est ici le miracle de Sychar !

Le miracle de Sychar, où Jésus le charpentier s’est fait pontonnier. Par sa demande, les distances se réduisent. Certes, il en reste encore, mais entre eux, l’estuaire n’est plus un abîme. Car la soif, c’est un langage que tout le monde comprend. La soif est un espéranto. Tout le monde sait ce qu’est la soif. La Samaritaine a connu ces moments où sa bouche était sèche, et ses lèvres gercées, et sa salive tarie, et sa gorge en feu.

Alors, ils se rapprochent. Tout ce mur que la culture, la religion, la tradition avaient fini par dresser entre eux deux s’effrite. Et soudain, autour du puits profond, il n’y a plus ni homme ni femme, ni juif ni samaritain. Simplement deux êtres, qu’une réalité invisible unit.

C’est terrible, quand même, ce que l’on invente pour garder l’autre à distance. Ces frontières que l’on ferme. Ces murs que l’on dresse. Ces ressources que l’on accapare, et ces réserves que l’on ne garde plus que pour soi. On a chacun nos puits. Ça nous suffit. Jadis, il y avait le puits de Jacob. Aujourd’hui, pour les uns, il y a le puits de Luther, pour les autres, le puits de Saint Pierre. Je m’inquiète de ce monde « de garde-frontières » et je m’inquiète encore plus de nos églises où nous ne sommes le plus souvent que des garde-puits, comme d’autres sont des gardiens du temple ou pire des gardiens du tombeau.

Je m’inquiète de ce monde où nos églises vivent sur leurs réserves; est-ce cela être réformé aujourd’hui? Vivre sur ses réserves? A ce sujet, Jésus va droit au but. L’eau de source ne reste vive que lorsqu’elle s’écoule et ruisselle.

Lorsqu’on croit pouvoir garder l’eau de source dans des citernes ou des puits, l’eau vive finit par stagner et croupir.

Et pourtant, ne sont-ils pas nombreux aujourd’hui, ceux et celles qui ont soif?

Amen.

Carolina Costa

Je l’ai dit à l’ouverture de ce culte, nous entrons dans l’année du Jubilé des 500 ans de la Réforme, durant laquelle nous allons faire mémoire, nous souvenir d’où nous venons en tant que protestants. Mais aussi une année où nous devons regarder vers l’avenir tous ensemble. Parce que la Réforme, c’est avant tout une dynamique, un état d’esprit, un élan qui doit se poursuivre encore et toujours.

Je ne sais pas vous, mais moi quand je pense à Martin Luther ou à Jésus, il y a une chose qui me frappe, mais dont j’ai le sentiment qu’on parle assez peu : c’est leur âge. Martin et Jésus étaient tous les deux des trentenaires.

Anecdotique, penseront certains. Peut-être. Personnellement, en tant que trentenaire, au contraire, cela me parle beaucoup. Parce que la trentaine est un âge très particulier. Lorsqu’on est dans la trentaine, on a quitté ses vingt ans avec ses élans fougueux, ses naïvetés délicieuses et ses spontanéités. Ses espoirs fous et ses grandes illusions !

Si tout s’est bien passé, on a vécu à fond ces élans de jeunesse, on a essayé un tas de choses, on a tenté de suivre quelques rêves, peut-être même réalisé quelques uns.

Et puis, bien sûr, on a suivi des formations, on a appris, et pour une majorité d’entre nous, on est entré dans une institution et on a commencé à en intégrer les codes.

Mais arrivés dans la trentaine, voilà que, petit à petit on a aussi fait la découverte des « c’est comme ça qu’on a toujours fait… et c’est comme ça qu’on fait » ou les fameux « tu peux toujours essayer mais c’est impossible ». Bref, on a fait connaissance avec certaines barrières, certaines limites, quelques puits d’eau stagnante.

Alors, soit on se range, on entre dans le moule et on s’endort, soit on essaie, on ose et on risque la nouveauté. Mais il faut reconnaître que bien souvent, on se cogne un peu aux murs. Pire, on peut se faire insulter, persécuter et même mis à mort.

Quand j’imagine Jésus trentenaire, c’est le jeune juif, qui a étudié la Thorah, qui a grandi dans cette religion par sa famille et son environnement.

Martin, c’est celui qui a intégré l’université, puis le couvent dans l’Eglise catholique.

Chacun a grandi dans la religion de sa famille et de son temps et en a intégré les codes.

Mais voilà… il y a ce moment intérieur si fort, si profond, si décisif qui soudain éveille, réveille et élargit les perspectives. C’est l’expérience de cette puissance de libération, cette expérience spirituelle si intense qui (permettez-moi l’expression) fait péter tous les codes, tous les périmètres, les frontières, les barrières, les limites parce que c’est si infiniment plus grand !

Et nous savons bien à quel point ni Jésus, ni Martin Luther ne se sont imaginés une seule seconde les fondateurs d’une nouvelle religion ou d’une nouvelle église chrétienne. Au contraire, chacun avait tellement à cœur d’amener sa tradition religieuse au plus près de sa Source, de son essence, à la réformer et par conséquent à l’amener au plus près de ses destinataires, à savoir nous, les êtres humains, dans nos besoins spirituels et humains.

C’est pourquoi ce texte de la Samaritaine me semblait si approprié dans cette ouverture du Jubilé, car il témoigne à mon sens de cette dynamique.

Il y a un proverbe qui m’accompagne depuis le début de ma réflexion pour ce culte. C’est un proverbe chinois qui dit : « N’imitez pas les anciens… mais cherchez ce qu’ils ont cherché ».

Alors aujourd’hui, je ne sais pas si c’est ce qu’on attendait de moi ce matin en me donnant la parole. Mais puisque je l’ai, que je suis trentenaire et parce que j’aime profondément ma famille spirituelle, j’aimerais oser une parole vraie et authentique. Un témoignage de mon temps qui puisse peut-être porter notre tradition vers l’avenir.

Ce que j’espère de mon Eglise, de nos Eglises, et donc de chacun d’entre nous, c’est justement que nous arrêtions d’imiter les anciens, et que nous cherchions à nouveau ce qu’ils ont cherché. A la suite de Jésus Christ, à la suite de Martin Luther.

Cela ne signifie pas rejeter le passé, ni même le dévaloriser, au contraire, puisque c’est notre riche héritage et que je m’y inscris totalement. Mais il s’agit de retrouver l’essence, la Source originelle de notre tradition, pour la renouveler. Pour aujourd’hui.

Vous le savez, nous vivons un temps très particulier de mutation mondiale qui avance à une vitesse folle et qui nous a tous pris de court. Et comme le disait Jean-François tout à l’heure, beaucoup dans nos églises en Suisse mais aussi dans toute l’Europe sont inquiets.

En quelques années, très rapidement, les nouvelles générations, dont je fais partie, nous avons acquis une connaissance beaucoup plus étendue que celle de nos parents ou de nos grands-parents.

Le monde s’est globalisé, internet s’est infiltré dans nos vies - comme l’imprimerie du temps de Luther -, nous donnant accès à un savoir jamais atteint jusqu’ici. Un savoir qui nous a rendu encore plus critique vis-à-vis des institutions et en particulier de l’Eglise, mais aussi plus conscients des enjeux et des défis de notre temps.

Cela ne veut pas dire que ce qu’on a prêché ou fait jusqu’ici n’est plus valable. Cela a porté des générations et en porte encore. Simplement, il faut une place pour du traditionnel et une plus grande place pour le renouveau dans nos Eglises.

Car autant nos temples se vident, autant la soif de sens et de spiritualité demeure tout aussi importante qu’à l’époque de Jésus ou de Martin Luther. Demandez-vous par exemple, combien de personnes pratiquaient du yoga ou de la méditation dans votre entourage il y a seulement 10 ans ? Et combien les pratiquent aujourd’hui ?

Et vous constaterez la même chose que moi : la spiritualité est en plein essor et nous sommes en train de passer à côté, alors que nous possédons un trésor spirituel inestimable, parfaitement adéquat et plus pertinent que jamais pour notre temps. Je le sais et je ne suis pas la seule à l’expérimenter, notamment avec les jeunes générations. Mais cela, à condition de trouver un langage neuf pour le transmettre et de nouvelles pratiques spirituelles.

Albert Einstein disait “Inventer, c’est penser à côté”. Eh bien, je crois que oui, nous devons penser à côté de nos habitudes et être imaginatifs.

Et c’est là que je trouve que le texte de l’Evangile que nous partageons ce matin me semble si pertinent pour notre temps. Jésus aborde une Samaritaine. Il sort de son périmètre de sécurité pour entrer en dialogue avec une hérétique ! Oser sortir de ce que je connais. Je me souviens, à mes 18 ans, je venais de faire ma première année en faculté de théologie et je suis partie en voyage au Tibet. J’y ai vécu une expérience mystique forte dans un pays bouddhiste et j’ai été profondément marquée par cette tradition religieuse et spirituelle. Et comme beaucoup, je suis rentrée en Suisse avec le désir d’en savoir plus. Je me suis mise à lire le Dalaï Lama et je suis tombée sur cette phrase qui m’a marquée pour toujours : «Vous êtes venus au Tibet et vous avez été touchés par le bouddhisme. Peut-être aurez-vous envie de devenir bouddhiste ? Pourquoi pas. Mais sachez que ce que vous avez découvert dans cette tradition spirituelle existe aussi dans la vôtre. Aussi, pourquoi ne pas la rechercher chez vous ? »

Depuis, dans ma pratique spirituelle, j’ai toujours été aussi puiser à l’extérieur pour enrichir ma propre tradition. Et je sais que nous sommes tant à le faire, mais souvent nous le cachons. Pouvons-nous aujourd’hui nous offrir enfin pleinement cette liberté dans nos milieux protestants ?

Pouvons-nous vraiment être les témoins de cette vérité que Dieu est UN dans sa diversité ? Qu’il a crée le monde multiple dans sa grande générosité et que cela est bien et bon ? Qu’il existe différents puits mais que l’eau de la Source est la même pour tous ? Et que cela n’enlève rien à notre identité spirituelle ? N’est-ce pas là d’ailleurs un aspect unique de notre héritage protestant ? Une Eglise multitudiniste, ouverte, qui dialogue avec son temps, avec ses outils et qui ne se replie pas sur elle-même ? Une Eglise prête à se remettre en question, à inventer, à se réformer encore et toujours?

Que c’est fantastique d’aller puiser dans la richesse spirituelle des Pères du désert, dans la tradition catholique ou orthodoxe. Dans le bouddhisme ou le soufisme ? La méditation ou le yoga? La science ou la psychologie ? La danse ou le cinéma ?

Jésus lui-même l’annonçait déjà il y a plus de 2’000 ans: l’heure vient, et c’est maintenant, où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père, mais en esprit, en souffle et en vérité.

L’heure vient et c’est maintenant, où pour de nombreux jeunes mais aussi moins jeunes, l’essentiel n’est plus de savoir si j’appartiens à telle ou telle dénomination religieuse, si je pratique dans telle Eglise ou tel temple, mais c’est de vivre dans l’élan de ce Souffle vital et en vérité, qui me relie profondément à mon prochain, quel qu’il soit.

Nous vivons dans un monde et dans un temps qui peut nous donner le sentiment d’assister au déclin de l’humanité. Tant de violences, de guerres, d’exclusion, de racisme, de migrations des peuples.

Nous sommes à la veille d’un désastre écologique sans précédent, nous assistons impuissants au monopole des ressources de la terre par de grandes multinationales, nous sommes soumis à une consommation à outrance, à des excès en tous genres.

Entendons-nous ce monde qui a soif de paix, de justice, de liberté, de fraternité ? Ce monde qui a soif d’amour et de compassion ?

A travers le Christ, dans sa demande à la Samaritaine, entendons-nous à quel point Dieu lui-même a soif de notre amour et de notre compassion ?

Dieu n’a pas besoin de nos querelles de clocher. Il n’a pas besoin de savoir s’il faut ou pas chanter encore les psaumes de Luther ou chanter du gospel dans un culte de la réformation ce matin.

Je crois que ce que Dieu attend de nous, de ses apprentis disciples, c’est de ressusciter en nous le puits en sommeil par un jaillissement d’Eau vive, pour en être porteurs dans le monde à ses côtés.

Aussi, lorsque je regarde vers l’avenir de l’Eglise, de toute l’Eglise, dans son universalité, je vois des porteurs d’Eau vive se réveiller.

Je vois une Eglise en croissance spirituelle. Une Eglise qui ose se réinventer. Une Eglise engagée dans le monde pour plus de compassion et de lumière. Et alors, j’ai confiance en elle. J’ai confiance en nous. Et alors, je crois que nos contemporains auront le désir de venir boire à la même Source que nous.

Et alors je suis pleine d’espérance, car je vois que Dieu agit en nous, pour nous et avec nous au cœur de ce monde.

Amen.


Jean-François Ramelet, pasteur
Jean-François Ramelet, pasteur

Consacré en 1987, Jean-François Ramelet a été pasteur à Longirod-St George-Marchissy jusqu’en 1992. Par la suite, il a poursuivi son ministère pastoral à Lutry, puis dans la région de la Paudèze, avec un accent catéchisme et jeunesse jusqu’en 2011. Depuis 2011, Jean-François Ramelet est responsable de « l’esprit sainf – une oasis dans la ville » en l’église Saint-François à Lausanne. « L’esprit sainf » poursuit deux axes : le spirituel et le dialogue entre théologie et culture contemporaine.

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Commentaires

Commentaires

 
#1 Auditeur 01 09-11-2016 11:52
J’ai beaucoup apprécié ce culte.
 

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