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Culte de la veillée de Noël, transmis de l'Eglise St-Pancrace de Heilbronn-Böckingen (Allemagne)

Diffusé le 24 décembre 2013 sur RTS Un

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C'est depuis Heilbronn-Böckingen, en Allemagne, que nous vient le culte de la veillée de Noël.

Un culte rempli d'émotion et de traditions, qui évoque le chemin vers la crèche dans le compte à rebours des préparatifs de la fête de Noël.

Le choeur est sous la direction de Karsten Krüger, et Hans-Peter Dress dirige l'ensemble de cuivres.

Plusieurs témoignages illustrent cet esprit particulier du 4ème parcours de l'Avent. Parmi eux, un adolescent, un enseignant et une femme enceinte venue d'Iran...

La prédication est proposée par la pasteure Carola Kittel.


En partenariat avec Médias-pro
Réalisation :
Production : ZDF

Prédication

Une prédication de Petra Rau, pasteure

Chers amis,
Nous ne nous attendions vraiment pas à ça !
Nous avions réalisé cette petite enquête dans notre paroisse et nous pensions : Bien-sûr, Monsieur Albrecht et Madame Kern nous parleront de leurs beaux rituels en famille.
Mais nous nous attendions à ce qu’en parlant du moment solennel autour du sapin, de la crèche et de la petite cloche, Lukas émette au moins un soupçon de regard critique. Eh non ! Lui aussi trouve que les traditions sont importantes et il les aime.
Et vous ? Prenez-vous aussi le parti de la phrase : « surtout pas de fantaisies à Noël. Nous le fêtons comme chaque année ! »
C’est ce que pense la grande majorité des chrétiens dans notre pays. Et cela pour de bonnes raisons : les traditions nous donne un ancrage. Elles nous procurent un sentiment de sécurité et de protection. Elles m’indiquent où je me sens chez moi.
Mais les traditions me font aussi être en communion avec une communauté beaucoup plus grande. Avec vous tous, par exemple. Avec ceux dont je parle la même langue, chante les mêmes chants et raconte les mêmes histoires.
Et pourtant, chaque tradition a également besoin de surprises. Car quand nous répétons sans cesse ce qui nous est habituel, au bout d’un moment cela nous ennuie. Une joie de Noël authentique a donc aussi besoin de mystères. Comme pour Liv: elle se réjouit doublement… elle y a aussi son anniversaire. Ce qui signifie : découvrir à deux fois les belles choses que les autres lui ont réservé.
Ce plaisir de cultiver les mystères pousse même des gens à ne dire les bonnes nouvelles qu’à Noël. Et pourtant, ce ne sont ni les traditions habituelles, ni les surprises mystérieuses qui font Noël. Elles viennent bien plus à la suite du grand secret, du récit unique de cette nuit. Car cette nuit est différente de toutes les autres nuits. Pendant cette nuit, on nous a fait un cadeau qui surpasse tous les autres.
L’amour de Dieu est venu au monde. En ce tout petit, vulnérable enfant. En lui, Dieu cherche à nous être proche, à être en relation avec nous.
C’est ce que les bergers ont vécu. Leur vie en marge de la société était un boulot pénible, avec peu d’argent et encore moins de reconnaissance. Certes, ils n’attendaient pas beaucoup de la vie et probablement surtout pas de Dieu. Mais alors, l’ange les a appelés : « je vous annonce un bonne nouvelle … aujourd'hui, il vous est né un Sauveur » .
Et lorsqu’ils virent l’enfant, pendant leur heure de grâce, ils comprirent : en cet enfant, Dieu est venu parmi nous… notre petite vie compte pour lui.
Ainsi le vécurent également les mages, qui cherchaient en fait un souverain… ils trouvèrent un enfant qui toucha profondément leurs cœurs
Ils se penchèrent sur l‘enfant, bouche bée d’étonnement. Tous les trois voulaient offrir ce qu’ils avaient de plus précieux à l’enfant, parce qu’eux aussi le reconnurent : en cet enfant humain, l’amour de Dieu vient nous rejoindre.
Bien des années plus tard, lorsque cet enfant Jésus est devenu adulte, d’autres gens encore ont découvert cela. Car Jésus allait chez les simples pécheurs, les femmes adultères et les imposteurs. Chez les pauvres et les mendiants, chez ceux qui avaient perdus la raison. Et chez la fille, qui avait déjà rendu son dernier souffle et que Jésus, par son amour, a ramené à la vie.
Eux tous pouvaient voir et sentir comme il était divin de l’avoir à ses côtés au quotidien, dans la rue.
Ils ont pu l’expérimenter : aux yeux de Dieu, je suis digne d’être aimé. Il est là pour moi. Comme un père pour son enfant. Oui, même plus que cela : Dieu n’est pas seulement « comme » notre père, mais il « est » notre père. Notre père qui est aux cieux. C’est ce que la première épître de Jean souligne. Les paroles merveilleuses qu’elle contient vont nous être chantées
Voyez, de quel amour
Voyez, de quel amour, le Père nous a fait part, pour que nous soyons appelés « enfants de Dieu ».
Notre nom est enfant de Dieu ! Dieu nous a adopté. Il s’agit – si j’arrive à le croire et veux le croire – d’un cadeau unique, extraordinaire. Une déclaration d’amour incommensurable ! Elle me dit au nom de Dieu : « Tu m’appartiens, tu es à mon image, tu es mon héritier, mon héritière. »
Qui que tu sois, tu peux être tel que tu es, chez moi tu es à la maison ,
Tu sais d’où tu viens – tu viens de moi.
Et tu sais où tu iras un jour – de retour auprès de moi. A la maison »
Quelle dignité nous est ainsi offerte à nous les humains. Une dignité immuable, qui demeure, peu importe les fêlures que comporte ma vie, peu importe ce que j’ai fait de travers ou ce que j’ai raté, peu importe ce qui me manque et ce que je regrette – pour Dieu je suis quelqu’un d’important. Il m’ouvre sa porte parce que j’appartiens à la famille.
Notre nom est „enfant de Dieu“. Ce qui veut aussi dire : en tant qu’enfant de Dieu, j’ai des frères et soeurs.
Mon voisin ou la personne assise à côté de moi sur le banc d’église. La femme sur le banc dans le parc ou mon collègue de travail. Le facteur. La caissière au supermarché. L’enfant malade à la clinique. Et puis pas seulement ici autour de moi. Nous sommes reliés à tous ceux qui, en ces jours, fêtent Noël en tant que famille mondiale, en Europe, en Amérique, en Asie et en Afrique, et également au loin et au chaud, en Australie.
Nous nous appelons „enfants de Dieu“ et nous le sommes vraiment. Ceci est un cadeau et également une mission. Car les enfants de Dieu sont reconnaissables. Comme les disciples qui ont suivi Jésus. De simples pécheurs, des gens comme toi et moi.
Ils entendirent que Jésus les appelait par leur nom et sentirent son amour. A partir de ce moment, ils surent qu’ils appartenaient à Dieu. Ils reconnurent lui appartenir et transmirent son amour à d’autres.
Ils respectèrent la dignité humaine et reconnurent également d’autres comme enfants de Dieu.
Ils réfléchirent : Mes actions servent-elles l’amour et la paix ? Servent-elles à rassembler des gens ? Servent-elles à réduire la misère et l’injustice dans le monde ? Au moins un petit peu ?
Comme le pêcheur Marcello Nizza. En octobre, près de Lampedusa il a sauvé des réfugiés de la noyade („Die Welt“ 5.10.13), bien qu’il savait pourvoir être sanctionné pour cela.
Ou encore cette femme sans nom, dont Clara m’a parlé. Clara est étudiante et, comme souvent, elle se retrouva un jour à nouveau un peu désemparée dans la cafétéria. « Comment ça va ? » demanda en passant une étudiante. „Pas bien“, échappa de la bouche de Clara. L’autre étudiante s’arrêta et invita Clara à boire un café. „Passe donc chez moi ce soir“, dit-elle un peu plus tard. „Nous pourrons manger quelque chose ensemble et… puis, on verra !
Ce moment fut pour Clara comme Noël, un moment de grâce rempli de bonheur, en ce mois de février si gris, et cela parce que quelqu’un l’avait considérée.

Oui, dans ces moments là, c’est soudain Noël. Peu importe que ce soit dans le métro ou en faisant son jardin, au mois de décembre ou en plein été.
Et pour éviter que nous n’oublions ces heures de grâce, ces « surprises divines », nous nous souvenons de la Nuit Sainte. Considérons l’enfant de Dieu dans la crèche et tous les enfants de Dieu à côté de nous et autour de nous. Car en eux aussi, Dieu vient au monde. Toutes les années à nouveau – et chaque année de manière nouvelle.
Amen.

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