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Culte transmis en direct du temple d'Avenches (VD)

Diffusé le 19 avril 2015 sur RTS Un

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Depuis plusieurs années, des paroissiens de la région de la Broye dans le canton de Vaud se retrouvent quelque temps après Pâques, au bord du lac, pour un petit déjeuner méditatif à l'occasion duquel les croissants sont remplacés par des poissons fraîchement pêchés et du pain grillé. Riches de ce partage original faisant référence à la pêche miraculeuse, ils vont alors témoigner de la résurrection du Christ lors de la célébration qui suit.

Transmis en direct du temple d'Avenches, le culte revient sur l'implication pour les chrétiens de cette "présence" du Christ parmi nous.

La prédication est proposée par le pasteur Jean-Patrice Cornaz accompagné de Natalie Henchoz, et du choeur d'hommes de Missy sous la direction d'Alain Devalonné. Benjamin Righetti est à l'orgue.  


En partenariat avec Médias-pro
Réalisation : Henri Sulzer
Production : Pierre-Alain Frey

Prédication

Une prédication de Jean-Patrice Cornaz, pasteur

Voici des disciples, voici les piliers de l’église. Autant dire : voici les chrétiens. Ils sont envoyés dans le monde : comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.
Ils ont les forces pour y aller : recevez l’Esprit Saint. Ils ont même vu Jésus vivant, mais avec les plaies, avec les blessures que l’exécution a laissées sur son corps. Comme pour dire que la résurrection ne va pas changer fondamentalement la donne : le message de l’Évangile sera porté mais ce sera comme pour Jésus : n’allez pas croire que tous vont se précipiter pour trouver le message génial. Ça risque de faire mal.

Ce n’est pas très encourageant : peut-être pensaient-ils qu’une fois le Seigneur ressuscité, ils allaient enfin montrer au monde qui avait raison, bon sang ! Que leur message est le meilleur, que leur Dieu est le plus grand. Mais là, ils sont ensemble depuis quelque temps, et rien. Pas d’apparition, pas de parole, pas de miracle. La vie ordinaire quoi. Et ça, c’est dur. Ils aimeraient tellement des signes, des guérisons, des miracles, pourtant Jésus en a fait beaucoup. Mais non. Juste la vie normale.
Ils font ce qu’ils ont toujours fait : leur métier, qui est d’attraper des poissons. Mais la vie est cruelle parfois : même quand ils font leur métier, ça ne va pas fort. Ils passent des nuits blanches, à travailler pour rien.

Nous, quand on lit le texte, on sait que le type au bord de la mer de Tibériade, c’est Jésus. Pas les disciples. Pas plus que les gens de Galilée, quelques années plus tôt. Pas plus que les autorités du pays, ni l’occupant romain, sinon ils ne l’auraient pas crucifié. Nous, nous savons qui est Jésus et où il est lors de la lecture du texte, mais les choses se corsent quand il s’agit de lire nos vies et le monde.
Où est Dieu ? Où et qui est le Christ Jésus aujourd’hui ?
Les églises peuvent bien dire qu’elles sont envoyées par lui, mais, le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas si clair que ça… la présence divine et son action restent incognito.
Enfin, pas pour tout le monde. Pas pour le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui reconnaît Jésus, et encore, pas tout de suite : ça le travaille un moment à l’intérieur avant qu’il dise sa découverte à Simon Pierre. Le premier à reconnaître Jésus, c’est le disciple que Jésus aimait. Il découvre dans ce qui arrive un signe d’amour. Et là, il ne faut pas se tromper : ce n’est pas le miracle du filet plein à craquer qui lui ouvre les yeux. Les miracles ne prouvent rien à personne, il y a toujours une explication. Ce n’est pas le miracle, mais cette petite musique des choses, cette lumière qui tout d’un coup vous dit qu’il y a de l’amour pour vous. Que vous avez une place. Que votre existence est précieuse. Que vous êtes plus et autre que ce que vous pensez être. Il trouve là ce qu’il a déjà reçu, vu, senti, entendu de Jésus pendant les trois ans passés à le suivre en Galilée : aimé de Dieu.

Simon Pierre, lui aussi, le comprend. Et il se précipite dans l’eau, lui qui avait peur de couler quand il s’essayait à marcher sur les flots !
Quand on a trouvé ces points d’amour dans l’existence, alors il y a moins de peur. Parce que justement, on ne risque rien. Alors, il y a du partage. Il y a un feu. Il y a du pain et du poisson, auquel les disciples ajoutent le leur, de poisson. Le poisson se dédouble : à la fois celui que l’on a ramené avec de grands efforts et celui qui est là, déjà donné. C’est le même : le fruit du travail devient un cadeau, c’est pourquoi on le partage.

Tu es béni, Dieu de l’Univers, toi qui nous donnes le pain et le vin, fruits de la terre et du travail de nos mains, dit la prière. Portés par ces points d’amour, échos à ce qui a été reçu, vu, senti, entendu et lu dans le Christ Jésus, nous sommes nourris.
Point n’est besoin alors de questionner pour savoir où est Jésus, plus n’est besoin de proclamer qu’il est là, de s’exciter. Le cœur sait.

Une dernière chose : le disciple que Jésus aimait est dit être celui qui a été témoin et qui a écrit ces choses. La tradition l’a appelé Jean. Mais les textes ne lui donnent pas ce nom-là, ni aucun autre. Modestie, pour faire de la place : maintenant, c’est toi qui es aimé de Jésus, c’est toi qui le reconnais, c’est toi qui continues d’écrire l’histoire de sa présence et de son amour. C’est toi qui es engagé dans le partage.

Amen.

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