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Culte transmis en direct de l’église réformée Saint-Jean à Davos

Diffusé le 07 février 2016 sur RTS Un

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Laudatifs, intimes, combatifs ou repentants, textes poétiques accompagnés de musique, les psaumes sont au cœur du culte proposé par la paroisse de l’église réformée Saint-Jean à Davos.

Avec la pasteure Cornelia Camichel, la prédication aborde le sujet de la lecture des psaumes et de la compréhension de certains passages sombres, parfois troublants. Elle est accompagnée de la chorale paroissiale Saint-Jean et de l’organiste Ulrich Weissert.

"Je lèverai mes yeux vers les collines ..." commence un psaume célèbre. Il est donc logique de célébrer un culte en lien avec les psaumes dans les montagnes des Grisons.


En partenariat avec Médias-pro
Réalisation :
Production : SRF

Prédication

Une prédication de Cornelia Camichel, pasteure

Frères et sœurs, vous qui êtes ici dans cette église, et vous qui êtes chez vous,

« Tu mets mes pieds au large ».

En lisant cette déclaration, je me vois dans nos montagnes. A Davos, nous sommes entourés de sommets et de vallées. Cette sculpture, avec ses sommets et ses abîmes, évoque notre cadre de vie. J’ai posé la question à nos catéchumènes : quand tu entends cette phrase, « tu mets mes pieds au large », à quoi penses-tu ?
Les catéchumènes ont réalisé des personnages et ils les ont placés sur le paysage de montagnes pour représenter chacun d’entre eux : les sommets étaient les points favoris, certains personnages étaient isolés, d’autres en groupe. Les uns étaient musclés, solides, sportifs, d’autres lestes, légers, comme s’ils planaient. Les personnages avaient des passions, l’équitation, le hockey sur glace, le foot ou même le parapente. Chaque personnage utilise l’espace à sa façon. Et voici ce qui m’a plu : les catéchumènes ont trouvé leur place sans devoir la disputer à quelqu’un d’autre. Il y avait assez d’espace libre pour tous. Personne n’a eu besoin de se cacher, personne n’a cherché à s’abriter derrière un rocher, ils étaient tous en plein essor, personne ne s’est situé sur une pente descendante. Tout est possible, ces jeunes voient l’avenir devant eux. Ils n’ont eu aucun mal à trouver leur place sur cette sculpture. Ils se sont situés sur cet espace en pleine conscience. Il leur a été moins facile de préciser à quoi ou à qui pouvait correspondre ce « toi ». Certains d’entre eux contesteraient l’idée qu’il puisse même exister un autre, un « toi » qui, comme le dit le psaume, leur ouvre personnellement l’espace. D’autres sont en recherche pour savoir ce que cet autre, ce « toi » représente pour eux. D’autres encore vivent depuis leur petite enfance avec ce « toi » qui, pour eux, cela va de soi, est Dieu. Comme la jeune Marie, enceinte de son bébé, qui ne laisse aucune place au doute avec son Magnificat. Une nouvelle vie est en train de se développer en elle et, en même temps que cette vie, sa confiance : avec Dieu, il est possible d’inverser les situations injustes. « Tu mets mes pieds au large », elle pourrait avoir dit cette phrase elle-même. A cet instant, le monde est à ses pieds à elle, cette femme toute simple.

C’est là qu’une question se pose : comment se fait-il que le psaume 31 puisse dire : « Tu mets mes pieds au large » ? En lisant la façon dont ce verset est inséré dans l’ensemble, j’ai d’abord été agacée. Car l’ambiance y est tout autre que chez nos catéchumènes jeunes et dynamiques. Pour ce qui est du personnage représentant cet homme qui prie, je ne le placerais pas, dans la sculpture, sur un sommet, mais bien caché, dans une grotte, avec le regard tourné sur lui-même. Ce psaume n’est qu’une plainte. On pourrait presque oublier qu’on y rencontre, au beau milieu, ces paroles pleines de confiance : « Tu mets mes pieds au large ». Dans la prière, au début de ce culte, nous avons tous dit ce verset à plusieurs reprises, pour le mettre en valeur à côté de ce que le reste pouvait avoir de négatif.
Mais qui est cette personne qui prie ? Une femme ? Un homme ? Jeune ou vieux ? On ne le sait pas. C’est un « je », un « moi » qui s’ouvre à un « toi ». Dans le cadre protégé d’un dialogue, tout, vraiment tout, peut être abordé. Il y a de la peur dans l’air, une menace. Des abîmes humains apparaissent, les autres sont évoqués, ils harcèlent, ils se moquent, ils ignorent, ils posent des filets, ils mentent, ils complotent. Ce sont des gens qui changent de trottoir pour ne pas vous rencontrer.
« J’ai entendu les mauvais propos de beaucoup, l’épouvante qui règne à l’entour. Quand ils se liguent ensemble contre moi, ils complotent de m’ôter la vie »
Voici un « je », un « moi », épuisé par la lutte contre les menaces, par les larmes, prisonnier impuissant de son propre corps. Un « je » qui éprouve la mort au beau milieu de la vie, oublié de tous. Un « je » anéanti parce que ses années s’écoulent dans les souffrances.

Martin Grüsser

« J’ai le visage, l’âme et le corps rongés par le chagrin. Ma vie s’épuise dans la douleur. Ma force vacille à cause de ma faute et mes os sont rongés ».

Cornelia Camichel Bromeis

Et puis, survient la révolte. La colère monte contre des relations qui n’apportent rien. La haine éclate contre les ennemis qui provoquent la souffrance. On se met à imaginer les adversaires anéantis, livrés à la mort.

Martin Grüsser

« Éternel, que je ne sois pas dans la honte quand je t’invoque, que les méchants soient dans la honte, qu’ils descendent en silence au séjour des morts. »

Cornelia Camichel Bromeis

Quelle puissance dans ces paroles ! C’est en s’exprimant contre l’injustice que se produit le retour à la vie.

Voici quelqu’un qui cherche un appui dans la prière, qui cherche un refuge en Dieu. Cette personne prie et supplie. Elle a des doutes. Non quant à l’existence de Dieu, ces doutes-là sont des doutes modernes. Le monde biblique ne saurait se passer de Dieu. Mais elle craint que Dieu se soit détourné et que, par conséquent, la souffrance se propage.

Martin Grüsser

« Et moi, désemparé, je disais : je suis exclu de ta vue. Mais tu as entendu ma voix suppliante quand j’ai crié vers toi. »

Cornelia Camichel Bromeis

Oui, il est encore là, ce « toi », ce vis-à-vis inconcevable qui porte tant de noms : Dieu, force vivante, source de vie, et qui dit : je serai là et qui rend tout être humain capable d’un face à face sérieux. Car ce « toi » entend jusqu’aux cris muets. Lorsque les autres dialogues ne sont plus possibles, lorsque tous les contacts entre humains ont été rompus, ce « toi », cet « autre » reste, il écoute et il voit. Par la prière, l’être humain désespéré, le « je », parvient à exprimer ce qui le tourmente. Il trouve des mots pour dire toute la misère, les abîmes de l’humanité, sa propre faute. La plainte permet de saisir en paroles ce qui était hostile mais vague et ainsi de le rendre concret. Elle permet à l’être humain de venir à bout du fait que le mal est insaisissable. La peur est clairement identifiée, elle ne paralyse plus.
Il n’y a pas que la plainte qui trouve à s’exprimer, la prière aussi. Le désir le plus fort de cette personne qui prie va s’exprimer, par cette prière instante demandant que la souffrance cesse enfin, que la justice soit enfin perceptible dans un monde plein d’injustice. Alors, la tragédie s’anime. La raideur mortelle se desserre, un processus se met en mouvement. La confiance se développe et culmine dans cette constatation :
« Tu mets mes pieds au large »
Moi, je vais pouvoir bouger. Mes pieds reposent sur un sol ferme, dans un espace qui me permet de souffler à nouveau. Où que je me trouve, je suis libre. Il se pourra qu’une tempête vienne me balayer, qu’un vent glacé me souffle au visage. Mais rien ne pourra m’enlever le sol sur lequel mes pieds reposent solidement. Je sais maintenant qu’un « toi », un « autre » sera toujours là, même si tout s’écroule autour de moi. C’est pourquoi j’ose gravir avec courage les pentes de la vie et marcher au fond de la vallée. « Tu mets mes pieds au large ». Cette constatation est issue du plus profond de l’existence. Elle est source de courage et de reconnaissance.

Martin Grüsser

« Mon chant s’adresse à toi, il exprime ma vie. Tu m’as donné la hauteur et la profondeur, tu nous rends solidaires malgré querelles et blessures, toi, amie de la vie. C’est vers toi que monte mon chant »

Cornelia Camichel Bromeis

Frères et sœurs, l’affirmation « tu mets mes pieds au large » se trouve au milieu d’un psaume exprimant la plainte. Ce qui montre que la plainte est salutaire. Elle libère des forces. Des énergies qui vont permettre de nouvelles perspectives. La plainte qui peut être exprimée et entendue apporte de la force à une vie réconciliée où il n’y a pas de vengeance à exercer, de revanche à exiger. Par la prière, l’être humain redevient humain et se retrouve soi-même, face au « toi ».

Un espace de nouveauté s’ouvre, le chemin mène de la plainte à la reconnaissance : « Je serai dans l’allégresse et dans la joie, par ta bienveillance, car tu vois mon malheur. Tu connais les angoisses de mon âme et tu ne me livreras pas aux mains de l’ennemi. Tu mets mes pieds au large ».

Amen.


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